Gears of War 4 – Un retour musclé de la licence !

Le mois de novembre a été marqué par l’anniversaire des dix ans de la licence Gears of War et pour fêter ça rien de mieux que de se pencher un peu plus près sur le nouvel opus, j’ai nommé Gears of War 4

Cette analyse vient un peu tardivement mais je préfère amplement explorer les moindres détails d’un jeu et prendre mon temps pour en parler, que d’écrire un article à la va-vite qui serait dépourvu de sens et de saveur. Donc aujourd’hui, je vais vous conter la merveilleuse et sanglante histoire de Gears of War 4, une aventure certifiée 100% hémoglobine (âme sensible lire sans s’abstenir)


Il était une fois la guerre… 

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Le scénario de Gears of War 4 débute avec une longue rétrospective des batailles les plus sanglantes depuis le jour E illustré par un discours éloquent du Premier Ministre, Jinn actuellement à la tête de la CGU.

Dans un premier temps tout en suivant le discours de cette dernière, vous serez plonger vingt-cinq ans en arrière en plein cœur de ces guerres toutes aussi sanglantes et épiques les unes que les autres (avec des personnages emblématiques comme Dominic Santiago) qui ont suivi le jour de l’Emergence, soit l’arrivée des Locustes jusqu’au sauvetage in extremis de l’humanité par un héro de guerre bien connu, Marcus Fenix.

La CGU, organisation présente depuis le premier opus semble toutefois avoir perdu son prestige d’antan auprès d’un certain nombre de personnes qui ont pris la décision de s’éloigner de son emprise et de rejeter sa politique actuelle. Une décision lourde de conséquence , qui n’a fait qu’entraîner un conflit interne entre humain alors que la paix dominait après une longue et sanglante guerre contre l’armée belliqueuse de la reine Myrrah.

Rebelles et fiers de l’être

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Cette fois vous incarnerez un tout autre protagoniste,  JD Fenix, illustre fils du héros de guerre connu sous le même patronyme. Ce dernier sera accompagné de ses deux meilleurs amis, Kait Diaz et Del Walker. JD et Del, amis de toujours ont tous deux déserté les rangs de la CGU, rejoignant alors la cause rebelle au côté de leur amie qui n’est autre que la fille du chef du camp des rebelles, Reyna Diaz (un personnage assez badass, il faut le dire).

Alors que nos trois protagonistes accompagnés d’Oscar Diaz (l’oncle de Kait) venait de s’introduire dans un des plus grands complexes de la CGU actuellement en construction pour subtiliser le fabricator (objet que je définirai plus tard dans cette analyse), ils ont été pris de court par les Deebees (gardes robotisés de la CGU) et le Premier Ministre qui mettra tout en oeuvre pour arrêter le groupe dissident mené par JD Fenix.

Le calme avant la tempête

Après que Reyna Diaz, chef du camp des rebelles ai prêté main forte au groupe de JD, une fois la nuit tombée le camp est attaqué de toute part par une menace hostile qui toutefois ne vous sera pas totalement inconnu, surtout en apparence. Lors de cette attaque, pratiquement tous les habitants du village dont la mère de Kait seront capturés de mystérieux ennemis (ressemblant trait pour trait aux locustes) et malheureusement et le reste du groupe se fera massacrer sur place.

Suite à cette attaque aussi soudaine que brutale, JD Fenix décide à contre-cœur de faire appel à son père, probablement le seul qui puisse mettre la lumière sur cette mystérieuse histoire qui n’annonce rien de bon (le ton est donné). Les locustes sont-ils de retour? Qu’en-est-il des autres créatures encore inconnu qui ont participé à l’enlèvement d’une dizaine de rebelles ? Une fois que père et fils ont été réunis, le verdict est tombé, il semblerait qu’une autre menace semblable pèse sur l’humanité, une horde d’ennemis aux allures de locustes appelé l’Essaim sont de la partie, plus forts et plus déterminés que jamais à faire couler le sang. Bien décidé à sauver les leurs, nos quatre protagonistes se mettent en route mais c’est sans compter l’arrivée soudaine d’un groupe Deebees lourdement armé qui lance un assaut fracassant sur les terres de Marcus (de quoi le mettre en rogne).

Marcus Close Up

Après une altercation musclée, lanzor contre Deebees et Falco du Premier Ministre, une course poursuite mémorable à moto (oui vous avez bien lu) ainsi qu’un héliporteur abattu au pistolet, Marcus, JD, Kait et Del décident de se rendent tous ensemble vers le cimetière locuste, le lieu où devrait reposer les réponses aux questions encore en suspens sur ces redoutables nouveaux ennemis.

Je n’irai pas plus loin dans le scénario dans le cas où je n’ai pas envie de vous spoiler toute l’histoire, donc nous allons passer à la partie gameplay si vous le voulez bien (de toute façon je ne vous laisse pas vraiment le choix) !

 

Parlons bien, parlons gameplay 

La licence Gears of War est connue et réputée pour son gameplay très nerveux, qui nécessite un bon sens tactique pour être parfaitement maîtrisée. On ne fonce pas sur un ennemi tête baissée et surtout dans ce type de jeu. Force est de constater que Gears of War 4 ne déroge pas à la règle ce qui rend le jeu d’autant plus fidèle à ses prédécesseurs ce qui est selon moi, un très bon point. La prise en main pour les fins connaisseurs est assez facile mais nécessitera peut-être au débutant quelques temps de pratique pour une utilisation optimale de la gâchette sur les ennemis.

Pour ma part, ce qui me séduit particulièrement dans ce jeu c’est l’utilisation de l’environnement qui peut jouer en notre faveur (pour éliminer des cibles), mais qui peut aussi nous être fatal avec une météo changeante (qu’on pourrait qualifier de semi-dynamique), des tempêtes d’orages qui au moindre contact vous découpera en morceaux (âme sensible s’abstenir). Ainsi l’environnement peut vous servir d’arme mais peut aussi avoir raison de vous, un challenge supplémentaire !

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Il est donc nécessaire d’utiliser le décor comme abri pour tirer sur vos ennemis, les phases de sprint très immersives qui vous donnent limite l’impression de vivre l’action en temps réel, en bref un gameplay vivant, nerveux et très dynamique. On apprécie les scènes d’action, bien qu’il était impossible de concevoir qu’un opus de Gears of War 4 puisse être dépourvu d’action ou encore de sang. Les cinématiques sont plus qu’époustouflantes graphiquement parlant, on reconnaît la qualité du moteur d’Unreal qui nous procure de magnifiques images, un vrai régal pour nos yeux.

Adepte des armes, cette séquence est faite pour vous

Pour moi, un Gears of War sans lanzor n’est pas digne de ce nom, et j’ai rapidement était satisfaite lorsque ce dernier a fini par atterrir dans mes petites mains, me procurant ainsi le plaisir de pouvoir découper sans sommation la chair de mes ennemis (ou l’acier de mes victimes robotisées). On apprécie l’animation lorsqu’un ennemi de l’Essaim vienne vous faire face au Lanzor, ce qui donne ainsi un choc des titans entre humain face à « locuste », lame contre lame !

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Dans Gears of War 4 nous retrouvons des classiques de l’armurie propre à la licence (Lanzor, destructor, rétro-lanzor, boltok, kaomax , arbalette etc.) mais de nouvelles armes tout aussi offensives font leur apparition telles que le dropshot (le plus souvent dans la main des Scions), la découpeuse (le nom est largement suffisant pour vous décrire les dégâts que vous engendrerez avec cette arme), l’overkill que vous pourrez récupérer sur les restes des protecteurs DR-1, des volées R4 que vous ramasserez dans les débris des gardiens de l’armée Deebees etc.

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Notons aussi la présence d’autres créatures dans le catalogue du bestiaire de Gears of War 4: les rejetons (juvies), les écumeurs (snatchers), les fauves (pouncers), les transporteurs (carriers) les scions, l’essaim (drones etc.), vermack (swarmaks) élargissant ainsi donc le panel d’ennemis prêt à vous tuer dès que vous leur en donnerez l’occasion.

Le fait d’avoir inclus de nouveaux ennemis donne un nouveau souffle à la licence, certains ont critiqué ce choix, d’autres l’ont approuvé mais je pense sincèrement que si The Coalition n’avait pas fait ce choix il n’y aurait pas eu grand intérêt à présenter Gears of War 4 comme symbole du renouveau pour la licence.

Mode versus et la Horde 3.0

Deux modes plus qu’incontournables si vous jouez à Gears of War 4, d’un côte vous avez le mode versus présent dans tous les opus, au même titre que dans d’autres licences connues pour leur PvP, de l’autre côté vous avez le mode Horde 3.0 propre à Gears of War qui peut s’apparenter à un survival mode en plus hardcore (et je pèse mes mots). Rentrons dans le vif du sujet avec le mode versus dans un premier temps !

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Un système de PvP traditionnel dans lequel deux équipes de joueurs s’affrontent dans un combat singulier armés jusqu’aux dents (résumé clair et précis du principe d’un mode versus). Plusieurs modes sont jouables tels que le King of the Hill, Death Match, Mode Compétitif (Gears of War étant lancé dans le monde de l’E-sport) et j’en passe, de quoi faire un bain de sang, le tout entre amis !

Ainsi, le mode versus garde une dimension très dynamique nécessitant à la fois une bonne stratégie, un bon maniement du gameplay mais aussi une utilisation réfléchie et tactique des cartes de compétences que vous pourrez gagner et utiliser in-game. Toutefois, l’atout phare de Gears of War 4 est le bien célèbre mode Horde 3.0 que je vais m’empresser de vous présenter!

gears-of-war-4-how-to-upgrade-your-fabricator-and-fortifications-in-horde-modeLa Horde a été introduite dans à partir de Gears of War 2 et fait son grand retour pour notre plus grand plaisir dans ce nouvel opus ! En quoi consiste-t-elle ?

Une équipe composée de cinq soldats devra affronter cinquante vagues d’ennemis (Essaim comme Deebees) armées jusqu’aux dents et bien décider à en découdre. Avec l’aide de vos alliés et du fabricator vous devrez construire des fortifications (mitrailleuse manuelle ou automatique, leurres, barrières et des armes) pour repousser de manière efficace les menaces hostiles qui s’apprêtent à déferler sur vous pendant au moins deux heures; à noter qu’au fil de la partie votre fabricator montera en niveau, de ce fait vos fortifications deviendront plus résistantes, efficaces mais beaucoup plus coûteuses en terme d’énergies (que vous ramassez sur le cadavre des ennemis tombés au combat sous les tirs de vos armes, les explosions de vos grenades ou sous la lame de votre lanzor).

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La difficulté majeure de ce mode : les vagues boss, moment durant lequel vos nerfs ainsi que vos fortifications seront rudement mises à l’épreuve. En effet pendant ces vagues, un voire plusieurs boss accompagnés d’une horde d’ennemis en tout genre spawneront en masse sur la map, et c’est là que tout ce joue.

Chacun de ces boss (que vous rencontrerez aussi dans la campagne) possèdent des points faibles que vous devrez exploiter au bon moment pour en venir à bout. Sachez toutefois que ces derniers deviendront de plus en plus forts et offensifs. Ainsi dès que vous remporterez une vague boss, vos ennemis verront leur santé être multipliée par 2.0, de même pour les dégâts qu’ils vous infligeront ou la précision avec laquelle ils vous tireront dessus.

Il faut aussi être confiant d’une chose, un boss vaincu facilement à la vague 10 ne sera plus aussi simple à  éliminer à la vague 20, 30, 40 et encore moins 50. Veillez à bien surveiller la santé de vos fortifications pour ne pas vous retrouvez à court de munitions pour vos tourelles ou de barrières pour empêcher vos ennemis de passer. A noter que si vous perdez vos fortifications pendant la vague boss, l’issue finale sera compromise car vous devrez tout racheter (si vous avez suffisamment d’énergie pour le faire).

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Conclusion :

 

Gears of War 4 marque-t-il un renouveau pour la licence ? Peut-on dire que le pari est gagné pour le studio The Coalition qui au bout de quatre ans de développement a marqué le retour de la licence phare et exclusive de Microsoft ? Pour moi, la réponse est claire : oui.

Le scénario est présent, la direction artistique parle d’elle-même, une bande-original propre à l’ambiance du premier opus (l’indémodable et premier du nom). Le pari d’agrandir le catalogue du bestiaire de la licence était risqué (pour certains) mais ce fait marque à la fois un renouveau et une intention de rester fidèle aux précédents opus.

La campagne est peut-être un peu courte toutefois elle conserve un rythme intense, le ton est donné dès le départ, l’action reste soutenue, les graphismes sont à la hauteur des prouesses du moteur d’Unreal, un magnifique décor aussi lugubre qu’enivrant.

Néanmoins le multijoueur est l’atout majeur et le point final de la phrase: la licence Gears of War est bel et bien de retour. Néanmoins, si je devais mettre un bémol pour ce qui est du multijoueur, je dirai qu’il faudrait penser à rendre plus punitif l’abandon en cours de partie. Nombreuses ont été les fois où en pleine partie toute mon équipe avait pris la poudre d’escampette, me forçant ainsi à quitter le jeu à mon tour étant donné que ce mode ne se joue pas tout seul (dommage).

 

Notes

Graphismes : + + + + + Un environnement immersif, des graphismes époustouflants, une direction artistique digne d’un jeu Gears of War, un réel plaisir visuel et auditif.

Scénario : + + +  Le scénario est présent, l’ambiance est là toutefois j’aurai aimé en voir plus, la campagne reste selon moi un peu courte ce qui est un peu dommage toutefois elle est réussie.

Gameplay : + + + +  Un gameplay toujours aussi dynamique. On apprécie la fluidité des mouvement, l’utilisation de l’environnement qui a un impact à la fois positif et négatif dans le gameplay .

B.O : + + + + Une bande-originale fidèle à une ambiance grave et sérieuse, les OST s’appliquent totalement aux différentes scènes.

Pour ceux qui sont partant pour une horde ou une coop voici mon GT : Suchiha117 😎

Pour me suivre sur Twitter: @Su_chiha117 

 

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